Courrier au Ministère de la santé EXCELLENT !

Voilà ce qui est arrivé à un ex-habitant des Pyrénées-Atlantiques, Louis Olès, décédé le 5 juin 2004 qui a reçu une invitation à se faire vacciner signée de Roselyne Bachelot. Bien entendu, l’intéressé était absent de son domicile pour un long voyage qui dure déjà depuis près de 6 ans. C’est donc sa fille, Lucie Abadia, qui s’est faite l’interprète de son père pour répondre à la Ministre.

BIEN RÉDIGÉ !

Madame la Ministre et chère madame,

Je viens de recevoir le bon de vaccination contre la grippe A/H1N1 et je suis au regret de vous faire savoir que je ne me rendrai pas au centre de vaccination qui m’est indiqué et ne me ferai pas vacciner.

Ne voyez aucune animosité dans cette démarche, je n’ai rien contre la campagne de vaccination que vous avez engagée, je n’ai aucune opinion sur la dangerosité du produit inoculé et je ne cherche pas à manifester une quelconque opposition au gouvernement en place.

Tout au contraire, j’aurais bien voulu pouvoir vous aider à résorber les excédents de vaccins mais malgré ma bonne volonté à votre égard, il m’est impossible de me déplacer donc de me faire vacciner sauf si vous avez l’intention de faire des campagnes en cimetiére, jardins du souvenirs et autres lieux de mémoire car je peux vous assurer que je suis bel et bien décédé.

Cet état définitif n’est pas récent et je ne comprends pas que mon nom figure encore sur des listes actives alors que je ne le suis plus depuis bientôt six ans.

Je tenais à vous faire part de cette anomalie qui n’est sùrement pas isolée. Elle vous aidera sans doute à mieux comprendre l’estimation des 90 millions de doses initialement prévues et peut-être pourrez-vous décider les Autorités Sanitaires à remettre à jour leurs fichiers plus que caduques en prévision de la prochaine pandémie.

Sur l’enveloppe à en tête de la République Française figure le logo . Stop aux virus de la grippe , comme le pluriel est utilisé, je me permets de vous suggérer d’y adjoindre celui qui m’a fait passer de vie à trépas et tous les nosocomiaux qui font plus de ravage que la grippe, toutes catégories confondues. Enfin, puisque de là où je suis je peux me permettre une vision d’ensemble, je vous recommande de lancer sans tarder un immense programme de recherche contre un virus extrèmement virulent qui ne tardera pas à enterrer le pays tout entier si l’on y prend garde, celui de l’incompétence.

Pour Louis Oles, décédé le 5 juin 2004 .

Sa fille Lucie Abadia